Débouté sans recours sur la question de l’eau, il en conçut un sourd dépit qui le poussa à m’intenter un procès de bornage.
Écrivain, 1888-1976Débouté sans recours sur la question de l’eau, il en conçut un sourd dépit qui le poussa à m’intenter un procès de bornage.
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Le Mas Theotime
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Il me prend des tentations d’accommoder tout son visage à la compote, et le mettre en état de ne plaire de sa vie aux diseurs de fleurettes.
Après seize ans de mariage, je ne reconnaissais plus cet homme. J’étais médusée de constater qu’on pouvait changer du jour au lendemain. Qu’une eau tranquille pouvait engendrer la plus tragique des inondations.
Celui qui a failli faire naufrage redoute jusqu’aux eaux tranquilles.
Et il réussit, par un effort surhumain, à entendre la part de souffrance exprimée par cet homme, comme par n’importe lequel de ses patients, cette part qu’il lui est intolérable d’écouter.
À la moindre allusion, même incertaine, il s’assombrissait, ne sachant s’il devait subodorer ou l’hommage ou la raillerie.
Il nageait dans ce qu’il appelait la vie conjucalme.
Essayer de faire l’amour avec quelqu’un qui a aussi peu d’expérience que l’on en a soi-même me semble à peu près aussi insensé que de s’aventurer en eau profonde avec quelqu’un qui ne sait pas nager non plus.
Il a bu trop d’eau-de-vie… Il en est mort.
L’esprit du doute, suspendu sur ma tête, venait de me verser dans les veines une goutte de poison ; la vapeur m’en montait au cerveau, et je chancelais à demi dans un commencement d’ivresse malfaisante.
L’homme obtus manque d’esprit, le sot d’entendement.

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