Je ne crois pas à un bien tendre cœur sous une si rude fierté.
Écrivain, 1804-1876 Image : Auguste Charpentier, Domaine public, Wikimedia Commons Je ne crois pas à un bien tendre cœur sous une si rude fierté.
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Source secondaire
Les Maîtres sonneurs (1853), Vingt-sixième veillée, p. 422
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Dieu laisse les orgueilleux à eux-mêmes.
Il y a tant de choses entre deux amants dont eux seuls au monde peuvent être juges.
Le véritable amour ne connaît ni le soupçon ni la méfiance.
La fierté n’est pas un défaut, le défaut serait de ne pas en avoir.
L’esprit cherche et c’est le cœur qui trouve.
Je n’ai connu que la ferveur. Toute ma vie n’est que ferveur, refus, amour, combat.
Deux corps peuvent s’associer pour produire un corps, mais la pensée peut seule donner la vie a la pensée.
L’honneur, c’est la conscience, mais la conscience exaltée. C’est le respect de soi-même et de la beauté de sa vie portée jusqu’à la plus pure élévation et jusqu’à la passion la plus ardente.
Une âme fière et honnête, qui a connu les passions fortes, les fuit, les craint, dédaigne la galanterie ; comme l’âme qui a senti l’amitié, dédaigne les liaisons communes et les petits intérêts.
Je ne suis faite que pour cela, souillée, méprisée, déshonorée, mais qu’importe ! Je serai la plus fière et la plus heureuse des femmes.