La conscience mythique ou onirique, la folie, la perception dans leur différence ne sont pas fermées sur elles-mêmes, ne sont pas des îlots d’expérience sans communication.
Philosophe, 1908-1961La conscience mythique ou onirique, la folie, la perception dans leur différence ne sont pas fermées sur elles-mêmes, ne sont pas des îlots d’expérience sans communication.
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La phénoménologie de la perception
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La vie, comme la conscience, est retirée et comme enfermée dans l’unité d’un individu d’où elle tend cependant à se diffuser et à se communiquer, comme si elle rayonnait.
Trop de lucidité dessèche ; en sorte qu’une conscience délicate ne va jamais sans quelque aveuglement, sans l’ingénuité du cœur et la crédulité de l’esprit. C’est cette conscience que l’ironie des esprits forts impitoyablement pourchasse et neutralise.
Ce n’est pas la folie qui est capable de bouleverser le monde, c’est la conscience.
Si la conscience n’est, comme l’a dit un penseur inhumain, qu’un éclair entre deux éternités de ténèbres, alors il n’y a rien de plus exécrable que l’existence.
La conscience, c’est d’abord l’âme. L’esprit, l’intelligence, la volonté feront ce qu’ils pourront sous elle, après elle, d’après elle. L’âme n’a pas d’idée précise et circonscrite.
On ne trouve guère un grand esprit qui n’ait un grain de folie.
La passion interdite, l’amour inavouable, se créent un système de symboles, un langage hiéroglyphique, dont la conscience n’a pas la clé.
La conscience suppose une séparation de moi d’avec moi.
L’irrévérence va de pair avec la culture, l’intelligence, la morale. Seule, elle devient gratuite.
Ce n’est pas la crainte de la folie qui nous forcera à laisser en berne le drapeau de l’imagination.

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