J’ai connu un roi atteint de démence précoce dont la folie consistait à se croire roi.
Écrivain, 1879-1953J’ai connu un roi atteint de démence précoce dont la folie consistait à se croire roi.
Écrivain, 1879-1953Partager sur
Source vérifiée
Jésus-Christ rastaquouère (1920)
J’ai connu un roi atteint de démence précoce dont la folie consistait à se croire roi.F. P.
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Quand ils se tiennent devant vous les rois deviennent un genre de problème d’élocution.
Le Moyen-Âge ne m’a retenu que parce qu’il avait le pouvoir quasi magique de me dépayser, de m’arracher aux troubles et aux médiocrités du présent et en même temps de me le rendre plus brûlant et plus clair.
L’homme s’est forgé des mythes géniaux pour pouvoir croire en son esprit.
Disons le triste histoire de la mort des rois : les uns déposés, d’autres tués à la guerre, d’autres égorgés en dormant, tous assassinés.
L’homme sage est occupé dans la dernière partie de sa vie à se guérir des folies, préjugés et fausses opinions qu’il avait contractées dans la première.
À un vieux chef naîtra un héritier idiot, faible à la fois dans le savoir et dans la guerre.
C’était fou, le pouvoir d’une légende, quand on se donnait la peine d’y croire.
L’étonnant, c’est qu’il ait souffert si longtemps : il usurpait sa vie.
Un homme sain d’esprit c’est un fou qui tient sa folie dans une poche de sang noir – entre le cerveau et le crâne, entre sa famille et son métier.
Il est le Roi, — c’est-à-dire un être extraordinaire, intermédiaire entre l’homme et Dieu, dépositaire de l’autorité divine.

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