L’homme sage est occupé dans la dernière partie de sa vie à se guérir des folies, préjugés et fausses opinions qu’il avait contractées dans la première.
Écrivain, 1667-1745L’homme sage est occupé dans la dernière partie de sa vie à se guérir des folies, préjugés et fausses opinions qu’il avait contractées dans la première.
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Instructions aux domestiques : suivi des Opuscules humoristiques
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L’homme passe sa vie à raisonner sur le passé, à se plaindre du présent, à trembler pour l’avenir.
L’homme trouve la raison en lui et la sagesse hors de lui.
L’homme instruit prend conscience, à mesure qu’il vieillit, de l’immensité de son ignorance.
À l’égard du malheur qui tourmente la vertu, l’infortuné que le sort persécute a pour consolation sa conscience, et les jouissances secrètes qu’il retire de sa pureté le dédommagent bientôt de l’injustice des hommes.
Tristesse du réveil. Il s’agit de redescendre, de s’humilier. L’homme retrouve sa défaite : le quotidien.
L’homme sage cherche la connaissance, le fou suit le rapport des autres.
Plus d’un homme instruit en est à ignorer que le seul moyen de changer d’idée est de changer d’action. Tous les passionnés exorcisent d’abord les pensées par des pensées, et bien vainement. L’ancien exorcisme, par le geste, était le plus sage.
Ce sont les pensées d’un homme qui déterminent sa vie.
Un homme qui digère mal, et qui est vorace, est peut-être une image assez fidèle du caractère d’esprit de la plupart des savants.
L’homme obtus manque d’esprit, le sot d’entendement.

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