Un cœur qui veut aimer, et qui sait comme on aime n’en demande jamais licence qu’à soi-même.
Écrivain, 1606-1684Un cœur qui veut aimer, et qui sait comme on aime n’en demande jamais licence qu’à soi-même.
Écrivain, 1606-1684Partager sur
Source vérifiée
Le Menteur (1644), acte I
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
Quand l’amour s’est rendu maître d’un cœur, ce cœur ne connaît plus d’autre félicité que l’amour.
Ne croyez pas qu’il vous appartienne de diriger le cours de l’amour, car c’est l’amour, s’il vous en juge dignes, qui dirigera le vôtre.
Le cœur aimant ne consent pas à ne pas avoir été aimé.
Mais Amour, enfermé dans le cœur, l’exhorte et l’invite à monter tout de suite dans la charrette. Amour le veut, alors il y saute ; il n’a plus peur de la honte, puisque c’est l’ordre et la volonté d’Amour.
Celui qui aime assez pour vouloir aimer un million de fois plus qu’il ne fait, ne cède en amour qu’à celui qui aime plus qu’il ne voudrait.
Il suffit d’aimer du fond du cœur un seul être pour que tous les autres nous paraissent aimables.
L’amour est un ingénieux qui trouve toujours un moyen de se rendre maître d’un cœur.
L’amour est exigeant, il n’admet pas qu’on s’occupe d’autre chose que de lui.
Ainsi est la vie, mon ami, et les inclinations du cœur ne se commandent pas ! Tel est fait pour être aimé, tel autre pour être moins aimé !
Ce cœur devrait cesser d’aimer lui-même Voyant pour lui les autres se fermer, mais s’il n’est plus possible que l’on m’aime, ah ! Qu’on me laisse aimer !

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.