Celui qui aime la littérature n’aime ni l’argent, ni les tableaux, ni les bibelots, ni le reste.
Écrivain, 1864-1910 Image : auteur inconnu, Domaine public, Wikimedia Commons Celui qui aime la littérature n’aime ni l’argent, ni les tableaux, ni les bibelots, ni le reste.
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Journal, 1887-1910
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La littérature ne change ni l’homme ni la société. Pour autant, l’absence de littérature rendrait l’homme encore plus infréquentable.
La littérature est un terrain d’entente. Un terrain qui n’est pas géré que par des intérêts commerciaux ni exploité comme une mine…
Que de chefs-d’œuvre gagnent, en vérité, à ne pas être lus. D’où cette passion aveugle que vouent à la littérature ceux qui ne lisent pas.
La littérature ne bégaie pas l’existence, elle l’invente, elle la provoque, elle la dépasse.
Dire aux gens ce qu’il faut lire est en général inutile ou nuisible, car la véritable appréciation de la littérature est une question de tempérament et ne s’enseigne pas.
Il ne faut jamais faire de littérature, il faut écrire et ce n’est pas pareil.
Ne cède pas à l’imagination, c’est toujours le pire, elle ne sert que la littérature.
C’est qu’il est fort malaisé de parler littérature avec des littérateurs. Car les uns sont occupés à subsister, les autres à flatter, la plupart à médire, et tous si épris de leurs œuvres que nul ne peut les en distraire.
La haine d’un sot livre est un sentiment très inutile en soi ; mais qui a son prix s’il ravive en nous l’amour et la soif de ceux qui sont bons.
Il n’y a pas de vrai bonheur sans les arts, les lettres et les sciences.

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