Arsène hésitait à se croire amoureux. Il ne retrouvait jamais la ferveur adorante de son enfance.
Écrivain, 1902-1967Arsène hésitait à se croire amoureux. Il ne retrouvait jamais la ferveur adorante de son enfance.
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La Vouivre (1943) (1943)
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Malheur à celui qui, au milieu de la jeunesse, s’abandonne à un amour sans espoir.
Un amour qui n’a pas le sentiment d’être éternel n’a jamais commencé.
Les enfants privés de l’amour maternel ne parviennent pas à entretenir la confiance minimale requise pour s’aimer eux-mêmes, pour croire que les autres vont les aimer ou, tout simplement pour aimer la vie.
Un amour n’est jamais assez fort pour trouver sa propre expression.
Celle qui n’a jamais eu un peu pitié de celui qu’elle aime n’a probablement pas connu l’amour.
Le charme de l’enfance avait complètement disparu chez moi. Je sentais que l’on ne pouvait m’aimer tel que j’étais, et me détestais moi-même.
La capacité de l’amour romantique à muter, la rapidité avec laquelle un être aimé pouvait devenir un étranger, la laissait perplexe. Où est passé l’amour ? Peut-être que le véritable amour était familial, en quelque sorte, lié au sang, puisque l’amour des enfants ne mourait pas comme l’amour romantique.
Je ne comprenais rien à la vie de famille. J’ignorais que l’on pouvait aimer ses parents, ou qu’ils pouvaient vous porter assez d’amour pour vous autoriser à être vous-même.
Ses enfants n’étaient pas le cœur de sa vie, ils étaient la vie de son propre cœur.
Je n’imaginais pas pouvoir aimer comme je l’ai aimée. J’ai cru à elle comme on croit à un rêve. Quand il s’est évanoui, j’ai disparu avec lui.

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