L’Angleterre victorienne cantonnait impérieusement la femme au foyer.
Écrivaine, 1908-1986 Image : Moshe Milner, CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons L’Angleterre victorienne cantonnait impérieusement la femme au foyer.
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Le Deuxieme Sexe
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L’honneur de la maison est aux mains de la femme.
Maintenant si tu veux parler de la vertu d’une femme, ce n’est pas difficile à expliquer : la femme doit bien gérer sa maison, veiller à son intérieur, le maintenir en bon état et obéir à son mari.
On disait au ministère, sans y mettre l’ombre de malice, que dans le ménage, c’était le mari qui portait les jupes et la femme les culottes.
Les femmes qu’on a beaucoup aimées forment dans la mémoire une famille d’élection et la rencontre d’une ancienne maîtresse, même haïe, même oubliée, éveille un trouble inattendu d’où peut rejaillir l’amour nouveau.
Mme D’Urberville n’était pas la première femme obligée d’aimer son enfant à contrecoeur et de lui être amèrement attachée.
Femme jolie, trouble de maison.
Une femme ne peut aimer passionnément qu’après avoir été mariée. Si je la pouvais comparer à une maison, je dirais qu’elle n’est habitable que lorsqu’un mari a essuyé les plâtres.
Une fois mariée, la femme se fane. Elle n’a plus ni jolité, ni coquetterie. Elle ne se soigne plus. Elle s’habille pour vivre dans l’arrière-boutique.
La constitution délicate des femmes est parfaitement appropriée à leur destination principale, celle de faire des enfants. Sans doute la femme doit régner à l’intérieur de la maison, mais elle ne doit régner que là. Partout ailleurs elle est déplacée.
C’est une Anglaise dont le mari, estampeur de premier ordre, s’est fait pincer l’an dernier pour une escroquerie colossale et a été mis en prison pour plusieurs années.

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