Alors elle danse. Il faut qu’elle trace, avec son corps, les lignes qui permettent d’intégrer l’espace. Seule la beauté du mouvement peut la sauver.

Alors elle danse. Il faut qu’elle trace, avec son corps, les lignes qui permettent d’intégrer l’espace. Seule la beauté du mouvement peut la sauver.

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Laver les ombres
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Danser, c’est sublimer son corps, son être, dans une sphère que l’imagination, les sensations et les désirs transcendent.
De la panse vient la danse.
La danse n’est-elle pas la marche dans son apothéose ; marche noble, dépouillée du but utilitaire, et libre comme un jeu d’enfant ?
Arriver dans la surface et ne pas pouvoir tirer au but, c’est comme danser avec sa sœur.
Son corps est comme un défi d’en trouver un plus beau. Cela donne envie de chercher.
Quand la force triomphe d’une belle, c’est qu’elle l’a bien voulu.
La danse m’a donné un cadre et une liberté, le moyen d’exister de la belle façon, faisant du bien et échappant à tous les pièges. Maintes fois, je suis tombé, la danse m’en a sorti.
Les douces courbes innombrables qui font d’un corps de femme, pour l’homme qui en est amoureux, un paysage qu’il n’en finit pas de découvrir et que chaque mouvement rend nouveau comme au jour de la création.
Il faut entretenir la vigueur du corps pour conserver celle de l’esprit.
L’envie suit la vertu comme l’ombre suit le corps.

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