Aime-la cette vie. Casse-lui la gueule. Bouleverse-toi d’elle.
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L'ultime conviction du désir
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C’est toi qui as laissé descendre sur ma tête le ciel de ton amour.
Si vous aimez la vie, elle vous aimera en retour.
Superbe, elle a voulu vivre à votre corsage.
Elle meurt de dépit sous un trop beau visage.
Voilà tout ce que je veux entendre et savoir. Oh ! Oui, je t’aime, ange adoré, je t’aime avec désir, avec passion, avec frénésie. Je t’aime, et sentir ton cœur battre contre le mien, vois-tu, c’est le ciel.
Ah ! Si je t’aimais, gémissait-elle, comme je t’aimerais !
Se promener avec la femme qu’on aime, lui donner le bras, lui choisir son chemin ! Ces joies illimitées suffisent à une vie. Le discours est alors si confiant !
Ah lâche ! Fais l’amour, et renonce à l’Empire.
Au bout de l’univers va, cours te confiner,
Et fais place à des cœurs plus dignes de régner.
Aime-moi comme la taupe aime son obscurité Et la tigresse le cerf craintif ; Amour et peur soient tes deux amours ! Aime-moi et soulève ton masque !
Je ne veux jamais l’oublier Ma colombe ma blanche rade O marguerite exfoliée Mon île au loin ma Désirade Ma rose mon giroflier.
Vous échangez un regard clair pour un printemps, le tour de votre taille pour un tour de fleur, l’audace et le danger pour votre chair sans ombre, vous échangez l’amour pour des frissons d’épées Et le rire inconscient pour des promesses d’aube.

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