J’aime le jeu, l’amour, les livres, la musique, la ville et la campagne, enfin tout : il n’est rien Qui ne me soit souverain bien, jusqu’au sombre plaisir d’un cœur mélancolique.
Poète, 1621-1695J’aime le jeu, l’amour, les livres, la musique, la ville et la campagne, enfin tout : il n’est rien Qui ne me soit souverain bien, jusqu’au sombre plaisir d’un cœur mélancolique.
Poète, 1621-1695Partager sur
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Adonis et autres poèmes
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J’aime la musique à la folie, et la musique m’a conduit à la vie. J’aime la vie grâce à la musique.
J’aime la nuit avec passion. Je l’aime comme on aime son pays ou sa maîtresse, d’un amour instinctif, profond, invincible.
Je suis capable d’aimer la paix ou la violence, la sagesse ou la folie, le chaud ou le froid, ja mais la médiocrité.
J’aime vivre, j’aime la vie passionnément.
La science, l’art, la création, la beauté, l’amour… Le jeu, la tendresse, les rires… Que la vie, mes chers amis, est belle ! Qu’elle est merveilleuse, et que nous souhaitons la voir durer éternellement !
J’embrasse le désordre de la vie, je trouve ça tellement beau en fait.
Je n’aime, pour moi, que des livres ou plaisants et faciles, qui me chatouillent, ou ceux qui me consolent et conseillent à régler ma vie et ma mort.
Est-ce assez que d’aimer, si on ne sait pas mettre dans l’amour même toute la poésie et toute la musique du ciel et de la terre ?
Je jure d’être toute ma vie élégant et libre ouvert à l’instant à la beauté à la poésie fidèle à mes amis à ceux que j’aime.
J’aime la ville comme une mère longtemps mésestimée. Je l’aime d’un amour cannibale. Pour me nourrir, je déchire sa chair qui se reforme toujours dans son inépuisable générosité.

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