Citations sur l’homme – Page 4
Citations sur l’homme
On ne naît pas homme, on le devient.
Nous les hommes, nous ne prenons d’habitude la mesure physique des femmes de nos vies que par le regard et, parce qu’en secret nous avons peur d’elles, nous avons tendance à leur voir des corps au moins aussi grands que les nôtres…
De beaux lendemains (1993) L’éternel masculin et l’éternel féminin sont, pour une large part, l’œuvre des contingences sociales, et rien n’est plus malaisé que de démêler, dans l’empreinte sexuelle, ce qui appartient en propre à l’animal masculin et à l’animal féminin.
L’Homme, VI Ce qui fait souffrir le plus les hommes abandonnés, c’est qu’ils croient toujours revoir dans la rue la femme qui les a quittés. À cause d’une silhouette, d’une démarche, ou d’une forme de visage semblable.
Nous irons à Valparaiso (1947), I, Gilles L’âge mûr de l’homme s’apparente à celui des poires. Dans les deux cas, c’est la queue qui lâche. En amour il n’y a que la conquête et la rupture qui soient intéressantes, le reste n’est que du remplissage.
Elle s’était souvent dit que le mariage se résumait à une succession de défaites et de victoires, et fonctionnait mieux si les femmes subissaient les défaites, car, apparemment, les hommes ne supportaient pas les revers et ne développaient aucune propension à les accepter.
Les Enfants de Dynmouth (1976) L’homme, tout compte fait, n’a rien à dire de l’homme. Etant seul à se juger, il peut se grandir ou se réduire à sa guise : tel un fou qui, sans risque de contradiction, pourrait choisir entre le délire des grandeurs et celui de l’indignité.
Pensées d’un biologiste (1967) Mais nos histoires, celle de Wade et la mienne, retracent la vie de garçons et d’hommes telle qu’elle existe depuis des millénaires, celles de garçons, battus par leur père et dont la capacité d’amour et de confiance a été mutilée presque à la naissance.
Affliction (1992) Un homme reste toujours un homme et bien que nonagénaire, j’ai parfois des montées de sève… Elles ne voient en moi qu’un inoffensif vieux bonhomme exhibant un inoffensif vieux pénis qui a, de temps à autre, la folie des grandeurs.
De l’eau pour les éléphants (2006) Les maris ont toujours quelque chose à se faire pardonner. Je ne connais aucune de mes paroissiennes qui n’ait à se plaindre de quelque anicroche dans son couple. C’est voulu. Dieu a créé les hommes ainsi.
La Dame de Panama (2012) L’homme se distingue des autres animaux surtout en ceci : il est le seul qui maltraite sa femelle, méfait dont ni les loups ni les lâches coyotes ne se rendent coupables, ni même le chien dégénéré par la domestication.
Les Vagabonds du rail Au pire des passions les hommes conservent un sens de l’équité qui manque aux femmes. Celles-ci, même scélérates, sont toujours intimement convaincues qu’elles ont raison. De là leur supériorité dans le combat.
Je connaissais des hommes qui couchaient avec une fille différente chaque soir. Je ne l’ai jamais compris. Et après avoir fait de même pendant un certain temps, je l’ai encore moins compris. C’était frustrant ; comme la cuisine chinoise : une heure après, on a faim.
Certains hommes sont ainsi. Une seule femme existe pour eux. Et si cette femme devient inaccessible, ils sont incapables de la chasser de leur souvenir. Elle demeure en eux, ne changeant pas, ne vieillissant pas.
La force particulière de la sociodicée masculine lui vient de ce qu’elle cumule et condense deux opérations : elle légitime une relation de domination en l’inscrivant dans une nature biologique qui est elle-même une construction sociale naturalisée.
Le principal problème dans le mariage est que, pour un homme, le sexe est une alimentation semblable à la faim. Si l’homme a faim et ne peut pas se rendre dans un restaurant français chic, il ira dans un stand de hot-dogs. Pour une femme, ce qui est important c’est l’amour et la romance.
Je n’ai pas besoin de me marier. J’ai trois animaux à la maison qui remplissent le même rôle qu’un mari. J’ai un chien qui grogne le matin, un perroquet qui jure l’après-midi et un chat qui rentre tard dans la nuit.
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