Voulez-vous recevoir mes souhaits de nouvel an ? Ils sont des plus sincères.
Écrivain, 1713-1784Voulez-vous recevoir mes souhaits de nouvel an ? Ils sont des plus sincères.
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Correspondance générale, LXXXIII, au docteur Daumont, 8 janvier 1755
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L’amitié est l’ombre de la soirée, qui augmente avec le crépuscule de la vie.
L’amitié, c’est un toit pour t’abriter, c’est un mur pour t’appuyer, c’est un feu pour te réchauffer, c’est un trésor pour t’enrichir.
Insensés avec les fous, justes et sages avec les amis de la sagesse et de l’équité, nous prenons le caractère de ceux qui nous environnent.
Amitié : Seul sentiment que l’âge renforce. On peut badiner avec l’amour mais pas avec l’amitié. Car, contrairement au premier, la seconde n’est pas dévastée mais embellit par l’augmentation de l’espérance de vie.
La marge, c’est ce qui fait tenir les pages ensemble.
Nous avons donc grandi ensemble comme une double cerise, semblant séparée, mais pourtant une union en cloison, deux jolies baies moulées sur une seule tige.
Nous ne nous ennuyons jamais ensemble… C’est la meilleure façon de s’aimer.
Rien, cependant, n’est plus éloigné de l’amitié que le rapport maître-élève. L’ami n’est pas un gourou qui possède la vérité ; sa révélation n’est pas un enseignement. C’est une démarche qui permet de parvenir à la même conclusion en partant de points de vue différents. C’est une convergence dans la vérité.
Ce qui fait que les amants et les maîtresses ne s’ennuient point d’être ensemble, c’est qu’ils parlent toujours d’eux-mêmes.
Le plus grand effort de l’amitié n’est pas de montrer nos défauts à un ami, c’est de lui faire voir les siens.