Vivre dans un monde où nul n’est pardonné, où la rédemption est refusée, c’est comme vivre en enfer.
Romancier, 1929-2023 Image : Elisa Cabot, CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons Vivre dans un monde où nul n’est pardonné, où la rédemption est refusée, c’est comme vivre en enfer.
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La plaisanterie
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La seule chose terrible au monde est l’ennui. C’est le seul péché pour lequel il n’existe pas de pardon…
Evidemment il y a un enfer puisque la très sainte Eglise l’enseigne ; mais la miséricorde de Dieu étant infinie, je suis à peu près sûr qu’il n’y a personne dedans.
L’enfer, c’est la conscience de nos erreurs sans possibilité de réparation.
L’enfer, ce n’est pas les autres, c’est l’absence de tout autre.
Sans pardon, la vie est gouvernée par un parcours sans fin de ressentiment et de vengeance.
La dévotion chez certaines natures se borne à croire à l’enfer pour autrui.
Si le paradis est un avant-goût d’éternité dans l’instant présent, alors l’enfer est une éternité de chagrin dans l’instant présent.
Le vrai secret de la foi, ce n’est pas de pardonner, mais de demander pardon – au monde tel qu’il est, parce que nous n’avons pas su le changer.
Quiconque a commis en sa vie une méchante action n’a rien à espérer d’elle que justice, et pardon s’il l’a offensée.
La tyrannie brise ou fortifie l’individu ; la liberté l’amollit et en fait un fantoche. L’homme a plus de chances de se sauver par l’enfer que par le paradis.

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