On vit que pour être heureux après des siècles de sensations affadissantes, il fallait aimer la patrie d’un amour réel et chercher les actions héroïques.
Romancier, 1783-1842 Image : Olof Johan Södermark, Domaine public, Wikimedia Commons On vit que pour être heureux après des siècles de sensations affadissantes, il fallait aimer la patrie d’un amour réel et chercher les actions héroïques.
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La Chartreuse de Parme (1839), chapitre 1
… Un peuple tout entier s’aperçut, le 15 mai 1796, que tout ce qu’il avait respecté jusque-là était souverainement ridicule et quelquefois odieux. Le départ du dernier régiment de l’Autriche marqua la chute des idées anciennes: exposer sa vie devint à la mode;on vit que pour être heureux, après des siècles de sensations affadissantes, il fallait aimer la patrie d’un amour réel et chercher les actions héroïques.On était plongé dans une nuit profonde par la continuation du despotisme jaloux de Charles-Quint et de Philippe II; on renversa leurs statues, et tout à coup l’on se trouva inondé de lumière. …
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L’amour est le miracle de la civilisation.
Il est bon quand même d’avoir eu un grand amour, une passion malheureuse dans sa vie.
En guerre, en chasse et en amour, pour un plaisir, mille douleurs.
Jamais on ne pourra oublier le lieu d’un bel amour, le décor d’une joie profonde ou le contexte d’une tendresse. C’est à travers de telles histoires que la géographie devient humaine.
L’amour est tout ce qu’il est censé être… Il vaut vraiment la peine de se battre, d’être courageux et de tout risquer.
Quelle grande chose, être aimé ! Quelle chose plus grande encore, aimer ! Le cœur devient héroïque à force de passion. Il ne se compose plus que de rien de pur ; il ne s’appuie plus que sur rien d’élevé et de grand.
La sérénité ne peut être atteinte que par un esprit désespéré et, pour être désespéré, il faut avoir beaucoup vécu et aimer encore le monde.
Le bonheur est comme ces palais des îles enchantées dont les dragons gardent les portes. Il faut combattre pour le conquérir.
Vivre une belle histoire et quand c’est une histoire d’amour, ça vous force à croire qu’il y a encore de l’espérance dans cette sale vie, ça fait aimer les enfants et le sol et la proue des barges et le travail.
Nous pensions que le bonheur est la plus grande des conquêtes, celle qu’on fait contre le destin qui nous est imposé. Même dans la défaite, ce regret ne nous quittait pas.

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