Il est bon quand même d’avoir eu un grand amour, une passion malheureuse dans sa vie.
Philosophe, 1913-1960 Image : Photograph by United Press International, Domaine public, Wikimedia Commons Il est bon quand même d’avoir eu un grand amour, une passion malheureuse dans sa vie.
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La Mort heureuse
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Le fait d’aimer un homme, d’être aimée, donne un tel capital de bonheur… Comme un compte en banque de bonheur.
Et s’il y a de l’amour, on peut aussi se passer de bonheur. Même dans le chagrin, la vie est douce.
À quoi ça sert d’aimer, quand c’est pas réciproque, sinon à se pourrir la vie ?
Il n’y a que l’amour et le bonheur qu’il donne qui soient choses sérieuses en ce monde.
Aimer, c’est trouver dans le bonheur d’un autre son propre bonheur.
Plus l’amour est parfait, plus la folie est grande et le bonheur sensible.
Le suprême bonheur de la vie, c’est la conviction qu’on est aimé.
Je voudrais aimer autrement, hélas ! Je voudrais être heureuse ! Pour moi l’amour est un tourment, la tendresse m’est douloureuse.
Un grand amour ne gêne pas une vie, une action, il l’éclaire.
Je voudrai pouvoir en écrire plus long là-dessus, mais c’est d’amour qu’il s’agit, et l’amour parfait est ce qu’il y a de plus magnifique au monde, mais de plus décevant aussi, car c’est plus qu’on ne peut exprimer.

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