La vie lui semble si douce tout d’un coup, de ces moments où l’on se dit que l’on ferait bien une pause ici, que l’on arrêterait le marque-page de sa vie à cet instant précis.

La vie lui semble si douce tout d’un coup, de ces moments où l’on se dit que l’on ferait bien une pause ici, que l’on arrêterait le marque-page de sa vie à cet instant précis.

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Mémé dans les orties
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Ce n’est que rétrospectivement que la vie paraît douce. Elle ne nous semble vivable que lorsque le moment présent est supportable.
Au terme d’une vie agitée et pleine de traverses, je goûterai le repos.
La vie n’est guère plus qu’une fraction de seconde. Un peu de temps pour se préparer à l’éternité !
Il vaut mieux vivre dans la plate solitude que de toucher un peu à la joie, l’étreindre pendant quelques jours, et finalement la perdre sans raison apparente.
L’instant n’a de place qu’étroite entre l’espoir et le regret et c’est la place de la vie.
Le voilà délivré des maux de la vie et, comme disait Fontenelle, de la difficulté d’être…
Comme le crépuscule est beau, on peut se défaire de la méfiance, de la prudence, s’abandonner à l’instant qui ressemble pour une fois à l’idée qu’on se faisait de la vie.
La vie de l’homme oscille, comme un pendule, entre la douleur et l’ennui.
Il y a des moments où tout s’arrête, où l’on voit sa vie défiler en l’espace d’un quart de seconde. C’est effrayant, c’est déstabilisant, surtout qu’on ne peut pas lutter contre. Il y aurait un avant, un après.
L’égoïste a soi doublement comme point de départ et comme point d’arrivée. Aussi toute sa vie durant reste-t-il au poteau.

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