Il faut peindre dans le frais. La rature y est défendue.
Écrivain, 1869-1951 Image : Ottoline Morrell (1873-1938), Domaine public, Wikimedia Commons Il faut peindre dans le frais. La rature y est défendue.
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Source secondaire
Les Caves du Vatican, p. 79
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L’œuvre peinte nous avertit mieux que la chose ; elle nous arrête ; elle nous ramène. Elle finit par nous apprendre qu’il vaut mieux voir un même tableau cent fois qu’en voir cent une fois ; mais il faut aider l’œuvre, mettre de soi, jurer de soi.
L’art pour l’art ne mène à rien. Si vous vous engagez dans cette voie, vous êtes condamné à la bohème et vous finirez alcoolique ou syphilitique, mais peintre, certainement pas !
La peinture est à fleur de toile, la vie n’est qu’à fleur de peau.
Il ne faut pas peindre ce qu’on voit, il faut peindre ce qu’on sent. La ligne du dessin doit toujours être un peu la ligne du cœur… Prolongée.
Pour gagner de l’argent, il faut en dépenser.
La photographie, c’est la conscience même de la peinture. Elle lui rappelle sans cesse ce qu’elle ne doit pas faire. Que la peinture prenne donc ses responsabilités.
La peinture est bien plus qu’une thérapie pour moi, c’est un mode de vie.
Dès que l’art et l’argent sont en contact, nécessairement ça cogne sec.
Votre vie peut devenir l’arrière-plan de l’art que vous créez.
Quand la difficulté de vivre s’intensifie, l’envie vous prend d’aller ailleurs. Une fois que vous avez compris que la peine est partout la même, alors la poésie peut naître, alors la peinture peut naître.

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