Tout ce qui était n’est plus ; tout ce qui sera n’est pas encore.
Écrivain · 1810-1857 Image : Charles Landelle · Domaine public · Wikimedia Commons Tout ce qui était n’est plus ; tout ce qui sera n’est pas encore.
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Source vérifiée
La Confession d’un enfant du siècle (1836), Première partie
Toute la maladie du siècle présent vient de deux causes; le peuple qui a passé par 93 et par 1814 porte au cœur deux blessures.Tout ce qui était n’est plus; tout ce qui sera n’est pas encore.Ne cherchez pas ailleurs le secret de nos maux.
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
Le cœur d’un libertin est fait comme une auberge, on y trouve à toute heure un grand feu bien nourri.
L’homme peut haïr l’homme, et fuir ; mais malgré lui Sa douleur tend la main à la douleur d’autrui.
Le silence est un conseiller Qui dévoile plus d’un mystère ; Et qui veut un jour bien parler Doit d’abord apprendre à se taire.
C’est pour le peuple et les ignorants qu’on nous parle d’une autre vie ; mais qui y croit au fond du cœur ?
C’est la raison humaine qui a renversé toutes les illusions ; mais elle en porte elle-même le deuil, afin qu’on la console.
Les yeux sont plus hardis, les lèvres moins avares ; La lassitude enivre, et l’amour vient au cœur.
Les femmes cependant demandent autre chose. Bien plus, sans les aimer, du moment que l’on ose, On leur plaît.
« La perfection, ami, n’est pas plus faite pour nous que l’immensité. Il faut ne la chercher en rien, ne la demander à rien, ni à l’amour, ni à la beauté, ni au bonheur, ni à la vertu.
Qui, suspendant son âme à cette âme adorée, S’attache à ce rameau qui va l’abandonner ; Qui, maudissant le jour et sa vue abhorrée, Sent son cœur plein de vie, et n’en peut rien donner ?
De belles nuits le ciel nous est avare Autant que de beaux jours !

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