La tendresse du père est presque toujours en conflit avec les intérêts du chef.
Poète, 1903-1987 Image : Winoksbergen Bernhard De Grendel, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons La tendresse du père est presque toujours en conflit avec les intérêts du chef.
Poète, 1903-1987 Image : Winoksbergen Bernhard De Grendel, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
Mémoires d'Hadrien ; suivi de Carnets de notes des Mémoires d'Hadrien
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
Telle est l’ingrate position du père au sein de la famille : pourvoyeur pour tous, ennemi de tous.
Chef de l’État est un métier précaire, exposé, et d’abord exposé au mécontentement et à la critique.
Il est quelquefois plus difficile de gouverner un seul homme qu’un grand peuple.
Mon père m’avait appris – surtout par l’exemple – que pour se rendre maître de sa vie, un homme doit d’abord se rendre maître de ses problèmes.
Le sentiment de pouvoir du père traditionnel est lié au fait que la maisonnée dépend financièrement de lui. Si sa femme s’arrondit, c’est son pouvoir qui s’agrandit.
Il n’y a que le père qui n’envie pas le talent de son fils.
On ne se méfie jamais assez des ambitieux qui gravitent autour d’un chef. Bien souvent, ce sont eux qui infléchissent ses actions et qui, à force de le protéger, finissent par l’isoler dangereusement.
Une des erreurs que peut commettre un chef d’entreprise, c’est de se croire le seigneur de l’affaire qu’il dirige.
Un père s’impose, un papa se fait aimer.
La politique fait entre les princes ce que les tribunaux de la justice font entre les particuliers : plusieurs faibles, ligués contre un puissant, lui imposent la nécessité de modérer son ambition et ses violences.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.