C’est sûrement parce que le naïf est, par nature, près de Dieu, qu’il n’éprouve pas le besoin de prononcer son nom.
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- S’abandonner à l’ignorance et l’appeler Dieu a toujours été prématuré, et cela reste prématuré aujourd’hui.
- Dieu n’a pas eu le temps de créer le dispositif mental permettant aux gens de parler de X sans communiquer peu ou prou leur attitude à l’égard de X.
- Il n’est pas deux individus sur la terre qui aient ou qui puissent avoir les mêmes idées que leur dieu.
- Le mystique croit en un Dieu inconnu; le penseur, le savant en un ordre inconnu; il est difficile de dire lequel surpasse l’autre en dévotion non rationnelle.
- S’il est un Dieu, pourquoi Dieu permet-il le mal ? Question naïve. S’il est un Dieu, pourquoi obéirait-il à notre morale ?
- Seulement, comme les animaux ne sont que des ombres, dieu ne les a point faits éducables dans le sens complet du mot.
- Je refuse de préférer Dieu à moi, je ne crois pas qu’il nous demande autre chose que le parfait et intégral développement de nous-mêmes.
- Pour l’athée, l’hypothèse de l’existence de Dieu n’est pas à retenir : celle de l’existence du diable reste à considérer. En tout cas des deux hypothèses la deuxième lui paraîtra la moins déraisonnable.
- L’idée que Dieu est amour, dans le sens qu’il est toujours le même, est si abstraite qu’au fond elle équivaut au scepticisme.
- Vous ne pouvez pas imaginer à quel point Dieu est timide ! Il ne parle pas, il chuchote. Il ne touche pas, il frôle. Il n’étreint pas, il effleure.
- Dieu n’appartient pas au savant, au logicien, il est aux poètes, au rêve, il est le symbole de la Beauté, la Beauté même.
- Dieu a créé l’homme à son image, dit la Bible; les philosophes font exactement le contraire en créant Dieu à la leur.
- C’est à l’égard de son Dieu qu’on a le moins de probité : on ne lui accorde pas le droit de pécher !
- Ceux qui ne croient pas en Dieu font preuve d’une crédulité qui n’a rien à envier à celle qu’ils reprochent aux croyants.