La solitude, pour qui la vit sans mentir, me révèle mon néant, m’enseigne ma vanité, le vide en moi de ma présence.
PhilosopheLa solitude, pour qui la vit sans mentir, me révèle mon néant, m’enseigne ma vanité, le vide en moi de ma présence.
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Traité du désespoir et de la béatitude
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La solitude est très belle… Quand on a près de soi quelqu’un à qui le dire.
La solitude est propice aux révélations de l’esprit.
Se recueillir profondément dans la solitude c’est donner une âme à cette solitude.
La solitude : douce absence de regards.
La solitude n’est pas l’isolement. Il y a les autres en soi.
La solitude, c’est cette conscience d’un soi immuable, assez perdu et incommunicable à la fois. Presque biologique, en somme.
Quand on est jeune, la solitude est une souffrance. Elle signifie : il n’y a personne qui m’aime. À notre âge, la solitude est parfois agréable. Elle nous permet de nous reposer des autres en pensant à eux de loin.
Mon amie c’est la solitude
Avec elle je me sens moins seul
Au grand jamais on ne s’engueul’
C’est le silence et c’est lui seul
Qui est notre divine habitude.
La solitude est vraiment la mère de bien des choses. Elle peut même être la mère de l’amour.
La solitude me désespère ; la compagnie des autres me pèse. La présence d’autrui dévie mes pensées ; je rêve cette présence avec une distraction d’un type spécial, que toute mon attention analytique ne parvient pas à définir.

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