Le soleil ni la mort ne se peuvent regarder fixement.
Écrivain, 1613-1680 Image : Théodore Chassériau, Domaine public, Wikimedia Commons Le soleil ni la mort ne se peuvent regarder fixement.
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Réflexions ou sentences et maximes morales (1678), maxime 26
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Le soleil c’est comme la mort, on ne peut le narguer trop longtemps, ça éteint les yeux.
On ne peut pas reprocher au soleil de ne pas éclairer pendant la nuit.
Vivre, c’est un ciel sans soleil pour qui n’a pas la faculté de se tenir prêt à aimer.
Un soleil n’éclipse pas un soleil. Un soleil n’est jamais éclipsé que par des lunes.
Le soleil ne gagnerait rien en beauté s’il ne se montrait qu’une fois l’an.
Au paradis, les objets et les êtres, assiégés de tous côtés par la lumière, ne projettent pas d’ombre. Autant dire qu’ils manquent de réalité, comme tout ce qui est inentamé par les ténèbres et déserté par la mort.
Nous n’avons pas de clair-obscur, et cela, c’est impensable. La volte-face est trop nette et la vie n’est jamais si tranchée. Il y a donc tricherie, à un endroit ou à un autre.
Impossible de faire la lumière sur sa vie sans éclairer, ici ou là, celle des autres.
Ne compare pas ta vie à celle des autres. Il n’y a pas de comparaison possible entre le soleil et la lune, chacun brille à tour de rôle.
La mort n’est pas l’ultime vérité.
Elle nous paraît noire, – de même que le ciel nous paraît bleu, – mais elle ne noircit pas plus l’existence – que l’azur céleste ne tâche les ailes de l’oiseau.

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