Serait-ce une faute que prétendre à l’intimité d’un homme que l’on aime et qui dit vous aimer ? Serait-ce une tare que vouloir totalement se donner à lui et attendre en retour une équitable tendresse ?
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- Sans doute l’homme ne mérite-t-il d’être intégralement ni un objet d’amour ni un objet de haine pour l’homme. Bien connaître quelqu’un, c’est l’avoir tour à tour aimé et haï. Aimer et haïr, ce n’est qu’éprouver avec passion l’être d’un être.
- A trop l’aimer, l’homme détruit souvent l’objet de son amour.
- L’Homme veut certitude et réciprocité, d’où sa difficulté à aimer.
- La plupart des hommes du monde, par vanité, par méfiance, par crainte du malheur ne se livrent à aimer une femme qu’après l’intimité.
- L’important est de s’aimer soi-même pour mieux aimer les autres. On a quelquefois mal jugé l’amour de soi sous prétexte que c’était de l’égoïsme. Mais non, l’amour de soi est naturel, essentiel, nécessaire !
- Qu’est-ce que c’est, aimer un homme d’amour ? C’est l’aimer malgré soi, malgré lui, envers et contre tout. C’est l’aimer d’une façon qui ne dépend plus de personne.
- Tout ce qu’on pourrait conseiller, si les conseils avaient ici un sens, c’est d’aimer de préférence qui on aimera toujours lorsqu’on ne l’aimera plus. L’amour crée la tendresse, qui survit à l’amour.
- On fait des reproches à un amant; mais en fait-on à un mari, quand on n’a qu’à lui reprocher de n’avoir plus d’amour ?
- Mais je me suis rendu compte qu’aimer quelqu’un par compassion, ce n’est pas vraiment l’aimer. L’amour ne peut pas naître par la force de la volonté.
- Aimer ou faire semblant d’aimer, où est la différence, du moment que l’on parvient à se tromper soi-même ?
- Aimer un être, c’est lui accorder une préférence, lui reconnaître une primauté, donc un pouvoir. Etre aimé, c’est se voir reconnaître cette prépondérance. Nos rapports amoureux sont des rapports de puissance à puissance.
- L’amour est une affaire intime, étrange et pleine de contradictions. On peut aimer quelqu’un parce qu’on s’aime soi-même, par égoïsme, convoitise, par désir ou par besoin de dominer l’objet de cet amour, le soumettre ou, à l’inverse, se livrer à lui.
- On est rarement maître de se faire aimer, on l’est toujours de se faire estimer.