Je sens dans l’air de grandes mains blanches et avides qui tâchent de saisir à la gorge et de vider de toute vie quiconque cherche à vivre, à vivre au-delà de l’argent.
Poète, 1885-1930Je sens dans l’air de grandes mains blanches et avides qui tâchent de saisir à la gorge et de vider de toute vie quiconque cherche à vivre, à vivre au-delà de l’argent.
Poète, 1885-1930Partager sur
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L'amant de Lady Chatterley
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C’est à ceux que notre société rejette, les cassés, les tordus, les handicapés, les anormaux, que je dois la vie.
J’ai l’impression d’être un vase qui fuit : l’orgueil, la dignité, le courage coulent par toutes mes fissures. Seule demeure la terreur. Une terreur qui me dévore, qui m’aveugle.
D’autres ont le sentiment de ce qu’ils ont, dit-il ; je n’ai le sentiment que de mes manques. Manque d’argent, manque de forces, manque d’esprit, manque d’amour. Toujours du déficit ; je resterai toujours en deçà.
Ceux qui parlent sans cesse de leur santé ressemblent aux avares qui entassent toujours de l’argent, sans avoir jamais l’esprit d’en jouir.
S’il n’existait pas d’êtres ou de valeurs pour lesquels je sois en quelque façon prêt à risquer cette vie, je serais un pauvre homme.
Il y a des moments dans la vie où tout bascule, quelle chance d’être son propre contrepoids.
Qui redescend d’une montagne de joyaux les mains vides mérite de mendier sa vie.
Il faut essayer de conduire sa vie de telle façon qu’on puisse se permettre d’en être détaché. C’est le plus précieux de tous les luxes.
Je ressens un coup de poignard en plein cœur, comme chaque fois que la femme de ma vie prend la direction opposée à la mienne, dans ce monde trop vaste.
Il y a des gens qui semblent pleins de sens et qui brillent, mais au dedans ils sont pareils à tous les autres, sinon par les richesses où est leur force unique.

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