Quelle que soit la pièce qu’il joue, le style de jeu qu’il utilise, qu’il soit là pour faire rire, pleurer ou penser, la première et indispensable arme de l’acteur, c’est sa mémoire, la seconde, son corps, la troisième, sa voix.
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- Je ne dis pas que Chevillard soit imbattable au coup de bouton, mais il me séduit. Il a des retraits de corps d’une grâce imprévue. Tout son jeu est une composition de haut style. Sa phrase d’armes est presque littéraire.
- En vacances, l’élu important doit jouer au tarot avec sa famille, au tennis avec ses gardes du corps et à cache-cache avec les journalistes qui ont sacrifié leurs congés pour décrire les siens.
- Dans un fauteuil, près des rideaux, un gaillard athlétique en jeans, maillot de corps, biceps, chaussures de basket, lisait un journal de bandes dessinées.
- Il faut se poser un milliard de questions pour espérer bien danser. Sur l’époque, le costume, l’âge du personnage, ses traits de personnalité, ce que la musique suscite, jusqu’à réussir à se créer un texte qu’on dira avec le corps.
- Entendez-vous ? Le kankan, le kangoo, le kangourou ! Lui est un artiste-né de la musique improvisée. En faux timide, il lance la note Et vous met le coeur dans la poche.
- Un méchant au cinéma a essentiellement besoin d’une moustache pour pouvoir la jouer joyeusement pendant qu’il prépare son prochain plan méchant.
- Est comique le personnage qui suit automatiquement son chemin sans se soucier de prendre contact avec les autres. Le rire est là pour corriger sa distraction et pour le tirer de son rêve.
- Mais il sait que la joie des foules n’est complexe que dans le sang et parce qu’il est photographe et que son métier exige de lui qu’il conserve la trace de tout ce qui s’est passé ici, il photographie les lynchages et les exécutions sommaires.
- Je pense qu’un acteur peut réellement rassembler des moments, des souvenirs et des émotions pour son prochain personnage. C’est donc un travail constant.
- La passion du jeu c’est l’hystérie de l’homme.
- C’est quelqu’un dont j’admirais l’étendue du talent en tant qu’homme de radio, acteur, cinéaste et chansonnier. Il y avait dans toutes ses activités une sorte d’unité, un ton nouveau, corrosif, de dérision et d’auto-dérision.
- Le personnage se prépare au suicide) - Le courage de la mort lui gonfla l’âme.
- Libérer la voix, ce n’est pas travailler avec l’appareil vocal en fixant son attention sur lui, mais il faut au contraire travailler comme si le corps chantait, le corps parlait.
- C’est un rude jeu d’hommes que la spéléologie. Un jeu sans soleil, sans chaleur, où le corps devient taupe. Mais qui porte en soi les joies les plus limpides qui soient pour un coeur d’homme, l’aventure de la fatigue, le danger de la découverte.