La passion du jeu c’est l’hystérie de l’homme.
Écrivain, 1802-1870La passion du jeu c’est l’hystérie de l’homme.
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La Femme au collier de velours (1849), chapitre XV
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C’est fou ce qu’on peut passer de temps, dans une vie d’homme, à vouloir éteindre des passions !
C’est un rude jeu d’hommes que la spéléologie. Un jeu sans soleil, sans chaleur, où le corps devient taupe. Mais qui porte en soi les joies les plus limpides qui soient pour un cœur d’homme, l’aventure de la fatigue, le danger de la découverte.
La tendresse est l’abat-jour de la passion.
Pour ressentir une passion, il faut en avoir l’étoffe.
Nous tendons à croire aujourd’hui que l’intensité de la passion est forcément perverse.
C’est quoi la passion ? C’est une attirance irrésistible. Comme celle d’une aiguille magnétique qui a trouvé son pôle.
Où la passion rôde, la compétition guette. Ou serait-ce l’inverse ?
La vie est un jeu continuel de plaisir et de peine.
L’homme véritable veut deux choses : le danger et le jeu. C’est pourquoi il veut la femme, le jouet le plus dangereux.
Lorsque le malheur touche l’homme il est plein d’impatience ; et lorsque le bonheur l’atteint, il devient insolent.

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