Ah ! quel beau matin, que ce matin des étrennes !
1854-1891Ah ! quel beau matin, que ce matin des étrennes !
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Poésies (1895), « Les Étrennes des orphelins »
Ah ! quel beau matin, que ce matin des étrennes !Chacun, pendant la nuit, avait rêvé des siennes Dans quelque songe étrange où l’on voyait joujoux, Bonbons habillés d’or, étincelants bijoux, Tourbillonner, danser une danse sonore, Puis fuir sous les rideaux, puis reparaître encore !
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Ils ne m’ont pas pris ma vie, ils ont peut-être fait pire, ils me volent mon enfance, ils ont tué en moi l’enfant que je pouvais être…
Les enfants sont notre avenir et si nous les utilisons au combat, nous détruisons l’avenir. Nous devons les récupérer, chacun d’eux, un à la fois.
Tous les êtres ont une fatalité au bonheur.
Il faut laisser vivre l’enfant qui dort, court et joue dans notre cœur. Il est le lien le plus authentique avec l’essentiel de la vie que nous oublions trop souvent.
Grand est celui qui n’a pas perdu son cœur d’enfant.
Un enfant de plus, c’est une corde musicale qui vient ajouter ses vibrations à celles qui actionnent harmonieusement le cœur des parents.
Ce ne serait pas la peine d’avoir des enfants si leurs petites têtes et leurs petites mains n’étaient pas toujours avec leurs sourires et leurs caresses au milieu de notre esprit et au milieu de notre cœur.
Les enfants ont seuls cet art de mentir qui vous oblige à croire ce qu’ils affirment.
Oui, j’ai été un petit voyou. Vous savez, la prison, je la voyais tous les jours quand j’étais môme. Ma famille d’accueil vivait à Fresnes près de la prison.
L’enfant à qui ses parents n’ont pas souri n’est digne ni de la table d’un dieu, ni du lit d’une déesse.