Dès qu’on prend un crédit, on cesse d’être un homme libre.
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Itinéraire d'un enfant très gâté
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Mais ne plus posséder d’argent, ce n’est qu’une des étapes du dénûment.
Rien n’émancipe un homme autant que le jeu. Comme, dès que l’on a un peu joué, on se sent moins esclave de l’argent !
Le poids de l’argent empêche de prendre de la hauteur. C’est un bon valet et un mauvais maître. Et il a autant d’emprise sur ceux qui en ont que sur ceux qui n’en ont pas. De lui dépend notre possibilité d’être libre.
Le regard d’un homme à qui vous demandez de l’argent fait tant de mal ! Certains emprunts nous coûtent notre honneur, comme certains refus prononcés par une bouche amie nous enlèvent une dernière illusion.
L’argent qu’on possède est l’instrument de la liberté celui qu’on pourchasse est celui de la servitude. Voilà pourquoi je serre bien et ne convoite rien.
Prêter de l’argent, c’est s’exposer souvent au risque d’en emprunter un jour.
Quelqu’un que vous avez privé de tout n’est plus en votre pouvoir. Il est de nouveau entièrement libre.
L’homme ne sera libre, clamait-il, que s’il se défait de ce que nous nommons « soumission » à Dieu.
Il y a loin de l’homme qui méprise l’argent à celui qui est véritablement honnête.
Un jour, aujourd’hui, demain, plus tard… Nous abolirons l’argent.

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