La poésie écrite est invisible, la poésie peinte a une apparence visible.
1898-1967La poésie écrite est invisible, la poésie peinte a une apparence visible.
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Source secondaire
La poésie, p. 686
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On ne peut trouver de poésie nulle part, quand on n’en porte pas en soi.
La poésie est ce qui existe entre les lignes.
La poésie est une peinture qui se sent au lieu de se voir.
La poésie c’est le chant intérieur.
La poésie commence à sourdre lorsqu’elle croise les méandres de l’existence du poète. Elle est réponse au vide, à l’immensité, à l’inquiétude intérieure qui nous habite lorsque, soudain, tout se tait et qu’il faut traduire le silence.
En voici un autre qui n’est pas près d’aimer : chaque fois qu’un poème est simple, il se demande si c’est de la poésie.
Tout poème doit son caractère proprement poétique à la présence, au rayonnement, à l’action transformante et unifiante d’une réalité mystérieuse, que nous appelons poésie pure.
La musique laisse la poésie loin derrière elle ; elle peut tout dire. Dans une modulation, dans une cadence évitée, elle exprime clairement, tout ce que les autres arts doivent décrire et essayer de cerner. Nos poètes impressionnistes modernes voudraient bien exprimer ces atmosphères et ces sensations, ce qu’ils n’arriveront jamais à faire avec des mots.
La poésie n’est qu’une manière de percevoir les objets extérieurs, un organe spécial qui tamise la matière et qui, sans la changer, la transfigure.
La poésie a, comme la vie, l’excuse de ne rien prouver.

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