La plus profonde infirmité de l’homme, c’est de ne pas pouvoir prendre son bonheur en patience.
Source : Blumroch l’admirable, éd. Gallimard
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
La plus profonde infirmité de l’homme, c’est de ne pas pouvoir prendre son bonheur en patience.
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L’homme heureux manque toujours de patience dans l’adversité.
L’homme souffre davantage du bonheur des autres que de son propre malheur.
Lorsque le malheur touche l’homme il est plein d’impatience ; et lorsque le bonheur l’atteint, il devient insolent.
C’est le métier de tout homme de parler de patience à ceux qui se tordent sous le poids de la souffrance ; mais nul n’a la vertu ni le pouvoir d’être si moral, quand il endure lui-même la pareille.
Il ne suffit pas à l’homme d’être heureux, il faut aussi que les autres ne le soient pas.
Le plus difficile n’est pas d’avoir mal, mais de renoncer au bonheur.
Enfermé dans la souffrance, isolé dans le plaisir, solitaire dans la mort, l’homme est condamné, par sa condition même, à ne jamais satisfaire un désir de communication auquel il ne saurait renoncer.
Le problème avec le bonheur, c’est qu’en raison de sa rareté même il apparaît comme immensément terrifiant et angoissant d’en accepter l’offrande.
Près du bonheur extrême est l’extrême infortune.
Un moment de patience peut préserver de grands malheurs, un moment d’impatience, détruire toute une vie.

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