La plupart des livres d’à présent ont l’air d’avoir été faits en un jour, avec des livres lus de la veille.
Écrivain, 1740-1794 Image : auteur inconnu, Domaine public, Wikimedia Commons La plupart des livres d’à présent ont l’air d’avoir été faits en un jour, avec des livres lus de la veille.
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Source vérifiée
Maximes et Pensées (1923), chapitre 7, 426
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Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Tant de livres nous font négliger le livre du monde ; ou, si nous y lisons encore, chacun s’en tient à son feuillet.
Parmi les plus grandes découvertes qu’ait faites la raison humaine ces derniers temps il y a, selon moi, l’art de juger les livres sans les avoir lus.
Certains livres se lisent à la cuisine, d’autres au salon. Un vrai bon livre se lit n’importe où.
Un livre c’est toujours une vie. Parfois la vie de celui qui l’a écrit, parfois la vie de quelqu’un d’autre. Parfois les deux.
Je ne peux plus lire que les livres qui me font travailler. Sur les autres, ma pensée glisse comme une charrue sur du marbre. — J’aime à labourer.
Quand un écrivain publie un livre qui ne marche pas, ce n’est pas de lui qu’il doute mais de l’avenir de la littérature.
Chacun de nous a son passé renfermé en lui comme les pages d’un vieux livre qu’il connaît par cœur, mais dont ses amis pourront seulement lire le titre.
Les vrais livres doivent être les enfants non du grand jour et de la causerie, mais de l’obscurité et du silence.
Rien ne marque autant un lecteur que le premier livre qui s’ouvre vraiment un chemin jusqu’à son cœur.
C’est ainsi : les choses qui arrivent dans la vie basculent tôt ou tard dans les livres. Elles y trouvent leur mort et un dernier éclat.

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