Pour qu’un objet soit accessible à l’analyse, il ne suffit pas de l’apercevoir. Il faut encore qu’une théorie soit prête à l’accueillir. Dans l’échange entre la théorie et l’expérience, c’est toujours la première qui engage le dialogue. C’est elle qui détermine la forme de la question, donc les limites de la réponse.
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- Les conceptions les plus hardies, les spéculations les plus légitimes, ne prennent un corps et une âme que le jour où elles sont consacrées par l’observation et l’expérience.
- Il y a deux choses que l’expérience doit apprendre : la première c’est qu’il faut beaucoup corriger; la seconde, c’est qu’il ne faut pas trop corriger.
- L’information n’est pas la connaissance. La seule source de connaissances est l’expérience. Vous avez besoin d’expérience pour acquérir la sagesse.
- La science ne souscrit à une loi ou une théorie qu’à l’essai, ce qui signifie que toutes les lois et les théories sont des conjectures ou des hypothèses provisoires.
- On ne peut comprendre un processus en l’interrompant. La compréhension doit rejoindre le cheminement du processus et cheminer avec lui.
- A la question de savoir si l’on a besoin de l’intuition pour résoudre un problème de mathématiques, il faut répondre que c’est justement ici le langage lui-même qui fournit l’intuition nécessaire.
- Une explication n’est pas nécessairement une approbation; mais le plus souvent on estime inutile de chercher à comprendre ce que l’on réprouve.
- L’homme de science ne vise pas un résultat immédiat. Il ne s’attend pas à ce que les idées qu’il avance soient facilement acceptées. Son travail est comme celui d’un cultivateur, pour l’avenir. Son devoir est de jeter les bases pour ceux qui sont à venir et de montrer la voie. Il vit, travail et espère.
- En un certain sens, nous ne devons pas pouvoir nous tromper en logique. C’est ce qui est déjà partiellement exprimé dans la phrase : la logique doit prendre soit d’elle-même. C’est là une connaissance exceptionnellement importante et profonde.
- Ce n’est pas le moindre charme d’une théorie que d’être réfutable.
- Le dépit philosophique provient uniquement de ce que, s’il est exact que ce sont les philosophes qui ont formulé la question de l’être, ce ne sont pas eux mais les mathématiciens qui ont effectué la réponse à cette question.
- La clef de toutes les sciences est sans contredit le point d’interrogation; nous devons la plupart des grandes découvertes au comment ? Et la sagesse dans la vie consiste peut-être à se demander, à tout propos, pourquoi ?
- Des idées vagues sur le sujet des affaires ne suffisent pas. Il faut le réduire à une sorte de science. Elle a ses principes, dont la connaissance et l’application dépendent principalement du succès.
- Le rationalisme ne doit pas être une philosophie; c’est une méthode de travail. Il emprunte à la science son prestige et n’existe pas sans elle.