Notre sagesse n’est pas moins à la merci de la fortune que nos biens.
Écrivain, 1613-1680 Image : Théodore Chassériau, Domaine public, Wikimedia Commons Notre sagesse n’est pas moins à la merci de la fortune que nos biens.
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Réflexions ou sentences et maximes morales (1678), maxime 323
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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La sagesse consiste à connaître la valeur de ce que nous possédons.
Le trafic de la sagesse vaut mieux que celui de l’argent, et le fruit qu’on en tire est plus excellent que l’or le plus fin et le plus pur.
Ne gagne pas le monde en perdant ton âme, la sagesse vaut mieux que l’argent ou l’or.
C’est la fortune et non la sagesse qui gouverne la vie.
La plus haute forme de la sagesse est la bonté.
La sagesse comprend tout : le beau, le vrai, le bien, l’enthousiasme, par conséquent. Elle nous apprend à voir hors de nous quelque chose de plus élevé que ce qui est en nous, et à nous l’assimiler peu à peu par la contemplation et l’admiration.
La sagesse est aussi une sorte de luxe, une sorte de dépense de luxe.
À quoi bon de l’argent dans la main d’un sot ? À acheter la sagesse ? Il n’y a pas le cœur !
La sagesse fait le bonheur de tous.
Quelle sagesse pouvez-vous trouver qui est plus grande que la bonté ?

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