La neige, eau éclatée, sable de gel, sel non pas de la terre, mais du ciel, sel non salé, au goût de silex, à la texture de gemme pilée, au parfum de froidure, pigment du blanc, seule couleur qui tombe des nuages.
ÉcrivaineLa neige, eau éclatée, sable de gel, sel non pas de la terre, mais du ciel, sel non salé, au goût de silex, à la texture de gemme pilée, au parfum de froidure, pigment du blanc, seule couleur qui tombe des nuages.
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Source vérifiée
Le Sabotage amoureux (1993), p. 104
Si vous voulez connaître la lie des sentiments humains, penchez-vous sur les sentiments que nourrissent les femmes envers les autres femmes : vous frissonnerez d’horreur devant tant d’hypocrisie, de jalousie, de méchanceté, de bassesse.
La mort, comme un terrier, comme une chambre aux rideaux fermés, comme la solitude, est à la fois horrible et tentante : on sent qu’on pourrait y être bien.
La meilleure raison, pour se suicider, c’est la peur de la mort.
La laideur, c’est rassurant : il n’y a aucun défi à relever, il suffit de s’abandonner à sa malchance, de s’en gargariser, c’est si confortable. La beauté est une promesse : il faut pouvoir la tenir, il faut être à la hauteur.
Le souvenir a le même pouvoir que l’écriture.
L’amour est un miroir qui nous montre nos failles et nos forces.
Une telle léthargie m’atteint toujours à ce moment de l’année où l’hiver est bien installé et le printemps encore si loin. Au milieu de la glace de fin janvier on n’a plus d’énergie pour continuer et il est impossible de rebrousser chemin.
On ne peut pas arrêter l’été ou le tenir entre ses mains. Mais on peut en garder les grains de sable dans sa mémoire.
Il n’est d’intelligence que créatrice.
La neige, ce n’est rien, du néant que nous passons notre vie à déplacer entre deux courts étés.