Minuit : Limite du bonheur et des plaisirs honnêtes ; tout ce qu’on fait au-delà est immoral.
Écrivain, 1821-1880 Image : Nadar, Domaine public, Wikimedia Commons Minuit : Limite du bonheur et des plaisirs honnêtes ; tout ce qu’on fait au-delà est immoral.
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Dictionnaire des idées reçues (1913)
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Des plaisirs sans choix dégradent l’homme, des plaisirs coupables le corrompent ; mais l’amour sans passion ne l’avilit point.
En toutes choses, le seul bonheur de la vie, le seul plaisir moral qui ne soit pas absolument vain, c’est de donner du plaisir à d’autres : en recevoir n’est pas le bonheur, ce n’en est que la vaine promesse.
L’immoralité de l’homme triomphe de l’amoralité de la femme.
C’est dans l’irrégularité, la clandestinité, le cambriolage que le plaisir est intense ; pas dans la préméditation.
Le plaisir est l’ennemi du bonheur.
Que le bonheur qu’on prend ne soit pas du malheur qu’on donne : je n’ai pas d’autre morale.
L’adultère donne généralement plus de peine qu’il ne cause de plaisir. Donc, au point de vue même de la volupté, sans la moindre acception de morale, c’est une grossière bêtise.
Faire le mal est un plaisir, non une joie. La joie, seule vraie victoire sur le monde, est pure dans son essence, elle est donc irréductible au plaisir, toujours suspect et en lui-même et dans ses manifestations.
La morale est le contraire du bonheur depuis que j’existe.
La morale est mal disposée dans un pantalon.

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