À la longue, on finit par être fatigué d’avoir peur.
1935-2015À la longue, on finit par être fatigué d’avoir peur.
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Une saison blanche et sèche
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Nous avons peur de ce qui nous dépasse.
J’ai appris au fil du temps que lorsque nous sommes fermement résolus, la peur diminue. Savoir ce qui doit être fait, fait disparaître la peur.
On ne peut pas vivre sans cesse dans la peur. Parfois, il faut prendre le risque de la confiance.
On a assez remarqué que la peur est plus grande de loin, et diminue quand on approche.
Quand on cède à la peur du mal, on ressent déjà le mal de la peur.
On n’a pas peur, on s’imagine avoir peur. La peur est une fantasmagorie du démon.
Au mal qu’on sent on ajoute celui qu’on craint ; la prévoyance de la mort la rend horrible et l’accélère.
Il faut avoir vécu des années dans le rien pour comprendre comment on peut être subitement effrayé par une possibilité.
Les peurs que nous n’affrontons pas deviennent nos limites.
Nous sommes faits de l’étoffe dont sont tissés les songes, et notre vie si courte a pour frontière un sommeil.

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