Un joyeux Noël à tout le monde ! une bonne, une heureuse année à tous !
1812-1870Un joyeux Noël à tout le monde ! une bonne, une heureuse année à tous !
1812-1870Partager sur
Source vérifiée
Conte de Noël (1843), cinquième couplet
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
La mort peut engendrer la vie, mais l’oppression ne peut engendrer rien d’autre qu’elle-même.
Drelindin din !… Drelindin din !… C’est la messe de minuit qui commence.
La nuit était claire, les étoiles avivées de froid ; la bise piquait, et un fin grésil, glissant sur les vêtements sans les mouiller, gardait fidèlement la tradition des Noëls blancs de neige.
La neige au chaume coud ses franges, Mais sur le toit s’ouvre le ciel, Et, tout en blanc, le chœur des anges Chante aux bergers : « Noël ! Noël ! »
Il tremble sur la paille fraîche, Ce cher petit enfant Jésus, Et pour l’échauffer dans sa crèche L’âne et le bœuf soufflent dessus.
Le ciel est noir, la terre est blanche ; — Cloches, carillonnez gaîment ! — Jésus est né ; — la Vierge penche Sur lui son visage charmant.
Le printemps est la période de l’année où c’est l’été au soleil et l’hiver à l’ombre.
La nuit de Noël est la plus horrible des nuits pour rester seul au lit, car le réveil ne ressemble pas du tout aux pubs Kodak avec gosses en pantoufles… Ça ressemble à n’importe quelle autre foutue journée de l’année !
Noël n’est pas un moment ni une saison, mais un état d’esprit. Chérir la paix et la bonne volonté, être plein de miséricorde, c’est avoir le véritable esprit de Noël.
Au loin, sur la terre d’airain, sèche et retentissante, les sabots des paysans sonnaient ; et, par tout l’horizon, les petites cloches des villages, tintant, jetaient leurs notes grêles comme frileuses aussi, dans la vaste nuit glaciale.