La jalousie naît toujours avec l’amour, mais elle ne meurt pas toujours avec lui.
Écrivain, 1613-1680 Image : Théodore Chassériau, Domaine public, Wikimedia Commons La jalousie naît toujours avec l’amour, mais elle ne meurt pas toujours avec lui.
Écrivain, 1613-1680 Image : Théodore Chassériau, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
Réflexions ou sentences et maximes morales (1678), maxime 361
Le texte original diffère de quelques mots.
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
La jalousie est la fille de l’amour, mais quelquefois c’est elle qui le fait naître, à quoi il faut ajouter que l’homme qui a besoin d’être inquiet pour aimer n’a jamais aimé que lui-même.
Vraie jalousie fait toujours croître l’amour.
Dans un cœur qui aime vraiment, ou la jalousie tue l’amour, ou bien l’amour tue la jalousie. C’est le contraire dans la passion.
La jalousie, qui semble n’avoir pour objet que la personne qu’on aime, prouve cependant mieux que toutes les autres passions que l’on n’aime que soi-même.
La jalousie, c’est de l’amour malade, or toutes les maladies de l’amour sont mortelles. L’amour malade ne guérit jamais.
L’amour, sans la jalousie, n’est pas l’amour.
La jalousie est le signe du manque de fatuité, du sens critique, de l’intelligence en amour. Un sot vaniteux n’est jamais jaloux.
Les fureurs de la jalousie déchirent alors un cœur trop sensible ; c’est le plus grand tourment de l’amour ; non pas de l’amour physique, mais de l’amour moral.
Il serait plus vrai de dire qu’on peut être jaloux sans amour que de prétendre qu’on peut aimer et être jaloux.
Partout la jalousie est un monstre odieux :
Rien n’en peut adoucir les traits injurieux ;
Et plus l’amour est cher qui lui donne naissance,
Plus on doit ressentir les coups de cette offense.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.