L’ignorance est la condition nécessaire du bonheur des hommes et il faut reconnaître que le plus souvent, ils la remplissent bien.
Écrivain, 1844-1924 Image : Nobel Foundation, Domaine public, Wikimedia Commons L’ignorance est la condition nécessaire du bonheur des hommes et il faut reconnaître que le plus souvent, ils la remplissent bien.
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Les dieux ont soif (1912), chapitre V
… Car la vie d’un homme serait intolérable, s’il savait ce qui lui doit arriver. Il découvrirait des maux futurs, dont il souffrirait par avance, et il ne jouirait plus des biens présents, dont il verrait la fin.L’ignorance est la condition nécessaire du bonheur des hommes, et il faut reconnaître que, le plus souvent, ils la remplissent bien.Nous ignorons de nous presque tout; d’autrui, tout. L’ignorance fait notre tranquillité; le mensonge, notre félicité.
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L’ignorance n’a rien de honteux, la plupart des hommes voient en elle le bonheur. Et, de fait, elle est le seul bonheur possible en ce monde.
Si l’ignorance est un bonheur, pourquoi le monde n’est-il pas plus heureux ?
Le grand malentendu, c’est le bonheur ! L’homme s’est toujours appliqué à en faire abstraction.
Aucun bonheur n’est possible dans l’ignorance, la certitude seule fait la vie calme.
Entre le bonheur et la sagesse, il y a cette différence que celui qui pense être le plus heureux des hommes l’est réellement ; mais celui qui pense être le plus sage est généralement le plus grand des fous.
L’homme instruit prend conscience, à mesure qu’il vieillit, de l’immensité de son ignorance.
Tout ce dont nous avons besoin pour réussir dans la vie est l’ignorance et la confiance.
Toute souffrance est causée par l’ignorance. Les gens infligent des souffrances aux autres dans la poursuite égoïste de leur bonheur ou de leur satisfaction.
La conscience de l’ignorance est le commencement du doute, lequel conduit à la sagesse.
En général, les hommes, même en ce pays relativement libre, sont tout simplement, par suite d’ignorance et d’erreur, si bien pris par les soucis factices et les travaux inutilement rudes de la vie, que ses fruits plus beaux ne savent être cueillis par eux.

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