Ce que l’homme cherche dans la religion, c’est de sauver sa propre individualité, de l’éterniser, ce qu’on n’obtient ni avec la science, ni avec l’art, ni avec la morale.
Écrivain, 1864-1936Ce que l’homme cherche dans la religion, c’est de sauver sa propre individualité, de l’éterniser, ce qu’on n’obtient ni avec la science, ni avec l’art, ni avec la morale.
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le sentiment tragique de la vie
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La science, la morale, l’histoire se passent très bien de Dieu. Ce sont les hommes qui ne s’en passent pas.
L’homme n’est pas Dieu. Faisons au moins en sorte, et l’on n’en a jamais fini, qu’il soit a peu près humain.
C’est dans l’homme, dans sa raison et dans sa liberté qui constituent sa dignité, qu’il faut fonder les principes du respect de l’autre, non dans une divinité.
Il faut croire en Dieu et aussi dans les hommes pour sauver quelque chose.
La religion n’est pas affaire de croyance mais un instrument d’unification, un ciment spirituel impliquant une morale du bien et du mal.
Pour peu qu’on se donne carrière sur la religion et sur les misères de l’homme, on ne fait pas difficulté de se placer parmi les esprits supérieurs.
Le grand acte de foi, c’est lorsque l’homme décide qu’il n’est pas Dieu.
Le destin de l’homme est d’épuiser l’idée de Dieu.
Les relations charnelles trouvent leur justification dans une relation spirituelle, autrement, l’homme ne se distingue en rien de l’animal.
Toute religion qui sort de sa vocation de nourrir le dialogue entre l’homme et son créateur et s’aventure dans le champ politique recèle un potentiel totalitaire.

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