Il n’y a que d’un fils qu’on ne soit point jaloux.
Écrivain, 1864-1910 Image : auteur inconnu, Domaine public, Wikimedia Commons Il n’y a que d’un fils qu’on ne soit point jaloux.
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Journal, 1887-1910
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La jalousie n’est qu’un sot enfant de l’orgueil, ou c’est la maladie d’un fou.
Il n’y a que le père qui n’envie pas le talent de son fils.
Il serait plus vrai de dire qu’on peut être jaloux sans amour que de prétendre qu’on peut aimer et être jaloux.
La jalousie est le signe du manque de fatuité, du sens critique, de l’intelligence en amour. Un sot vaniteux n’est jamais jaloux.
Le propre de la jalousie est qu’elle n’a pas de motifs. Tous les motifs, pour elle, se valent. Il n’y a pas de bons et de mauvais motifs, de vraies et fausses jalousies. Il y a le jaloux, simplement — qui s’empare de n’importe quel signe, indice, preuve ou motif pour en faire le support de sa construction délirante.
La jalousie témoigne pour l’esprit. Elle est la souffrance de voir l’autre réduit en objet et le désir que tous et tout le reconnaissent comme sujet. On n’est pas jaloux de Dieu.
L’indifférence est peut-être la forme la plus raffinée de la jalousie.
Pauvre ami ! Il est complètement fou de jalousie, ce dont je ne suis pas fâchée car je ne connais point de meilleur soutien à l’amour.
L’enfant naturel, l’orphelin Est malheureux et je le plains, mais, du moins, il n’est pas tenu Au respect d’un père inconnu.
La fidélité est un rêve de la jalousie.

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