Il faut croire que l’homme a voulu vivre en société, puisque la société existe, mais aussi, depuis qu’elle existe, l’homme emploie une bonne part de son énergie et de son astuce à lutter contre elle.
1903-1989Il faut croire que l’homme a voulu vivre en société, puisque la société existe, mais aussi, depuis qu’elle existe, l’homme emploie une bonne part de son énergie et de son astuce à lutter contre elle.
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Les hommes ont le pouvoir d’accomplir les plus grandes choses. Ils peuvent construire leur vie, en créer d’autres ou aider celle des autres à se construire. On ne vit jamais seul. La solitude est une illusion. Le désespoir, un leurre.
L’homme et le Citoyen, quel qu’il soit, n’a d’autre bien à mettre dans la société que lui-même, tous ses autres biens y sont malgré lui.
On a trop oublié que l’individualité des hommes, une construction sociale, ne peut logiquement valoir que ce que vaut le sort que leur réserve la vie sociale.
Je me répétais : Si on doit un jour ne plus comprendre comment un homme a pu donner sa vie pour quelque chose qui le dépasse, ce sera fini de tout un monde, peut-être de toute une civilisation.
L’homme n’est pas une chose mais un être vivant, pris dans un processus continuel de développement. À chaque point de sa vie, il n’est pas encore ce qu’il peut être et que peut-être il sera.
Un homme fait ce qu’il a à faire malgré les conséquences sur sa vie, les obstacles, les dangers et la pression ; c’est la base de toute morale humaine.
Pour certaines natures, l’existence de tous les jours est un effort au-dessus de leurs moyens. Ou plutôt je crois qu’elles ont été créées pour trouver place dans une organisation sociale et morale qui ne serait pas celle d’ici-bas.
J’ai toujours un espoir parce que je crois en l’homme. C’est peut-être stupide. La voie de l’homme est d’accomplir l’humanité, de prendre conscience de soi-même.
Il est presque impossible de traiter du pouvoir sans traiter du savoir. Les formes diverses que peut prendre le gouvernement des hommes découlent en grande partie de l’idée qu’ils se font de l’univers.
Il vit aussi que les arts, dirigés par la véritable philosophie, développaient les hommes, ennoblissaient leur existence ; que la civilisation formait la moitié de la vie, et que, sans elle, les hommes seraient les plus malheureux des êtres.

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