Se faire le spectateur de sa propre vie c’est échapper à toutes les souffrances de la vie.
Écrivain, 1854-1900 Image : Napoleon Sarony / Adam Cuerden, Domaine public, Wikimedia Commons Se faire le spectateur de sa propre vie c’est échapper à toutes les souffrances de la vie.
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Le Portrait de Dorian Gray (1891)
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On a beau s’efforcer de vivre une seule vie, les autres verront mille autres vies dedans, et c’est pour ça qu’on n’arrive pas à éviter de se faire du mal.
Règle de vie : Toujours essayer de réduire mes propres souffrances à ce qu’elles ont d’universel et d’anonyme, et considérer celles des autres comme uniques et irréductibles.
Avoir le courage de regarder sa vie en face, de n’y voir rien d’ajusté, rien d’harmonieux. Le courage de tout casser, de tout saccager.
Le danger pour beaucoup d’âmes est de regarder la vie, de la penser et de goûter cette pensée sans la vivre.
Il y a plus important que survivre, c’est se sentir hors d’atteinte.
Il y a dans la vie de chacun un moment où il faut choisir de fuir ou de résister.
Le seul moyen efficace de supporter la vie, c’est d’oublier la vie.
Par l’absence à la mort vous vous accoutumez.
Un conseil, pour moins souffrir : ôte-toi de la cervelle que tu as le pouvoir de gouverner ta vie. Laisse aux autres cette illusion.
Illusion dérisoire de tenir la vie alors que celle-ci fuit de tous côtés, indomptée, indomptable, fière. Libre.

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