Si les étranges vicissitudes de la fortune ne nous faisaient pas voir le peu de valeur de la vie, jamais on ne se résignerait à vieillir.
Poète, 1564-1616 Image : Attributed to John Taylor, Domaine public, Wikimedia Commons Si les étranges vicissitudes de la fortune ne nous faisaient pas voir le peu de valeur de la vie, jamais on ne se résignerait à vieillir.
Poète, 1564-1616 Image : Attributed to John Taylor, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
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Oeuvres dramatiques. Traduction, entièrement conforme au texte anglais
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Dans un monde où l’on est capable de tout prévoir sauf le trépas, la longévité possède un caractère ludique.
Je suis jeune, il est vrai ; mais aux âmes bien nées
La valeur n’attend point le nombre des années.
La folie nous suit dans tous les temps de la vie. Si quelqu’un paraît sage, c’est seulement parce que ses folies sont proportionnées à son âge et à sa fortune.
Si l’argent ne faisait pas le bonheur, il y a longtemps que des riches malheureux auraient rendu l’argent.
On peut tromper la vie longtemps, mais elle finit toujours par faire de nous ce pour quoi nous sommes faits. Tout vieillard est un aveu, allez, et si tant de vieillesses sont vides, c’est que tant d’hommes l’étaient et le cachaient.
Ce n’est pas si désagréable de vieillir si l’on ne coupe pas la vie en étapes, si on ne se dit pas : « Maintenant c’est fini, je suis entrée dans la vieillesse ».
Si les mortels se décidaient à rompre avec la Sagesse et vivaient sans cesse avec moi (la folie), au lieu de l’ennui de vieillir, ils connaîtraient la jouissance d’être toujours jeunes.
Ce n’est pas du premier coup que l’on trouve son équilibre et la simplicité de la vie au milieu de toutes les complications de la richesse. Il y faut de l’entêtement.
Le vrai mal de la vieillesse n’est pas l’affaiblissement du corps, c’est l’indifférence de l’âme.
C’est la fortune et non la sagesse qui gouverne la vie.

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