Les états illusoirement successifs du désert sont comme ceux de notre vie, où le désir et l’amour nous sont donnés pour vent et pour lumière.
Image : Les états illusoirement successifs du désert...

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- Nos vies sont fascinées par l’acte où elles ont pris naissance. Par leur source. Par l’aurore. Par la première aurore qui nous découvrit la lumière et qui nous éblouit.
- Au fond, toute âme humaine est cela : une fragile lumière en marche vers quelque abri divin, qu’elle imagine, cherche et ne voit pas.
- C’est une chose fragile que la lumière du jour. On y grandit. On y marche. On y attend quelque chose, on se sait trop quoi. Oui, mais voilà : où trouver la force d’attendre, quand le visage aimé est recouvert de terre ?
- Le berceau balance au-dessus d’un abîme, et le sens commun nous apprend que notre existence n’est que la mince lumière d’une fente entre deux éternités de ténèbres.
- Les désirs de l’homme sont des flèches de lumière. Ils peuvent explorer les rêves, visiter le pays des âmes, guérir la maladie, chasser la peur et créer des soleils.
- Les songes sont les oasis du désert du sommeil.
- Cité-dortoir, cité poubelle, nuit et brouillard, lumières artificielles, dans nos intérieurs d’infinie solitude, on rêve d’ailleurs sous d’autres latitudes.
- Il faut que le soleil se montre à nous comme le miroir des roses pour demeurer le soleil; l’ancolie, comme un rideau de sable.
- On rêve beaucoup du paradis, ou plutôt de nombreux paradis successifs, mais ce sont tous, bien avant qu’on ne meure, des paradis perdus, et où l’on se sentirait perdu.
- Diversion, distraction, fantaisie, changements de la mode, de la nourriture, amour et paysage. Nous en avons besoin comme de l’air.
- Les forêts précèdent les peuples, les déserts les suivent.
- Le désert n’ayant pas donné de concurrent au sable, grande est la paix du désert.
- Heureux les gens qui ne recherchent pas d’oasis dans le désert de leur coeur !
- Le malheur fait dans certaines âmes un vaste désert où retentit la voix de Dieu.
- Notre amour de la vie est semblable au sentiment des vivants pour les disparus, nous savons qu’elle existe et nous l’aimons sans pouvoir l’étreindre...