Est-il un plaisir plus savoureux que celui d’avoir à sa table deux amis gourmands et gais ?
Dramaturge, 1885-1957 Image : Studio Harcourt, Domaine public, Wikimedia Commons Est-il un plaisir plus savoureux que celui d’avoir à sa table deux amis gourmands et gais ?
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Et dans la douceur de l’amitié, faites qu’il y ait place pour le rire et le partage des plaisirs.
Le vrai contentement n’est ni gai, ni folâtre ; jaloux d’un sentiment si doux, en le goûtant on y pense, on le savoure, on craint de l’évaporer.
L’appréciation, la satisfaction, l’amitié même que les gens peuvent témoigner à une vulgaire tasse de café, c’est pas croyable.
L’homme s’attache par le plaisir qu’il donne encore plus que par celui qu’il prend.
Pour aller au bout du plaisir, il faut aimer plus que le plaisir.
Si un homme n’embrasse pas une femme au premier rendez-vous, c’est un gentleman. Au second, c’est qu’il est gay.
L’amitié avec le sexe opposé, fable délicieuse à ranger dans la même catégorie que celle des sirènes, se termine toujours en queue de poisson.
Le fait reste que, même pour les moins gourmets, les moins gourmands ou les moins goinfres, vivre ensemble, c’est en partie manger ensemble.
Une femme, c’est une partie de plaisir ! Ne pourrait-on pas dire, quand on en rencontre une : voilà une belle nuit qui passe ?
Ils avaient des goûts communs et des métiers différents : c’est la recette même de l’amitié.

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