Une femme, c’est une partie de plaisir ! Ne pourrait-on pas dire, quand on en rencontre une : voilà une belle nuit qui passe ?
Écrivain, 1810-1857 Image : Charles Landelle, Domaine public, Wikimedia Commons Une femme, c’est une partie de plaisir ! Ne pourrait-on pas dire, quand on en rencontre une : voilà une belle nuit qui passe ?
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Caprices de Marianne : comeÌdie en deux actes / Alfred de Musset
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Tu te croyais laide ; mais si tu savais comme le plaisir pare pour une femme !
Au point de vue du beau, la femme donne tout… Quant à l’esthétique mâle, n’en parlons pas !… Homme, va te cacher !
Tu demandes pourquoi je reste sans rien dire…
C’est que voici le grand moment, – l’heure des yeux et du sourire, – le soir… Et que ce soir je t’aime… Infiniment !
Oh, hommes ! Ecoutez bien ceci… La malice d’une femme est sans limites. Tant qu’elle est au lit avec vous, vous avez son amour, mais il ne durera pas, croyez-moi…
Une femme qui ne cache pas son plaisir pendant l’amour, c’est peut-être ce qu’on appelle « un corps franc ».
Les hommes sensibles préfèrent le soir au matin, la nuit au jour, et la beauté des femmes mûres à celle des jeunes filles.
O temps de rêverie, et de force, et de grâce ! Attendre tous les soirs une robe qui passe !
La nuit dissimule les défauts et est indulgente à toutes les imperfections ; à ces heures-là, toute femme semble belle.
Ah, c’est une chose plus enivrante que le vin d’être une belle jeune femme !
Nous savons maintenant ce que c’est que la nuit. Ceux qui s’aiment d’amour n’ont qu’elle pour adresse.

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