Sans doute, un amour a peu de violence,
Qu’est capable d’éteindre une si faible offense.
Dramaturge, 1622-1673 Image : Pierre Mignard I, Domaine public, Wikimedia Commons Sans doute, un amour a peu de violence,
Qu’est capable d’éteindre une si faible offense.
Dramaturge, 1622-1673 Image : Pierre Mignard I, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
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Le Dépit amoureux (1656), acte IV, scène 2, Éraste
Loin d’assurer une âme, et lui fournir des armes Contre ce qu’un rival lui veut donner d’alarmes, L’ingrate m’abandonne à mon jaloux transport, Et rejette de moi message, écrit, abord! Ha!Sans doute, un amour a peu de violence, Qu’est capable d’éteindre une si foible offense; Et ce dépit si prompt à s’armer de rigueur Découvre assez pour moi tout le fond de son cœur, Et de quel prix doit être à présent à mon âme Tout ce dont son caprice a pu flatter ma flamme. Non, je ne prétends plus demeurer engagé Pour un cœur où je vois le peu de part que j’ai; Et puisque l’on témoigne une froideur extrême À conserver les gens, je veux faire de même.
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Je t’ai placé avant tout autre dans mon cœur et je t’ai élu, toi seul, parmi des milliers, afin de nouer un engagement avec toi.
En amour, on gagne toujours de bonne guerre ce qu’on peut obtenir par adresse.
Il semble que dans la vie mondaine, reflet insignifiant de ce qui se passe en amour, la meilleure manière qu’on vous recherche, c’est de se refuser.
La loi d’amour est la seule loi de vie ; la loi qui fait que chacun sent en soi l’immense unité humaine, et devient fort autant que tous ensemble.
C’est un grand dieu que l’Amour, un dieu qui mérite l’admiration des hommes et des dieux, et cela pour bien des raisons, dont la moindre n’est pas son origine.
Comme la beauté l’amour est présence.
Au fond, on devrait toujours attendre d’avoir quatre-vingts ans pour devenir amoureux. Ainsi, quoi qu’il advienne, on est à peu près sûr que ça durera toute la vie… à moins de mourir entre-temps.
Le café doit être noir comme l’enfer, fort comme la mort et doux comme l’amour.
Mais non, ils entendent nous enseigner la vie, eux qui n’ont aucune idée de ce qu’est le bonheur ! Ils ne savent pas que, sans cet amour, il n’y aurait pour moi ni joie ni douleur en ce monde ; la vie n’existerait pas.
À m’écouter vivre, il me semble que [l’amour] est mon seul sujet, mon seul embarras, ma seule terreur. Et peut-être mon seul dépit.

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